Le bide...

C'est lorsque le silence et l'indifférence prennent la place des rires et des applaudissements attendus.

C'est comme lorsqu'on est dans une illusion, celle que tout va bien, et qu'on prend une grande claque qui nous ramène à la réalité. Ce sur quoi reposait l'illusion s'effondre pour laisser une place béante, prête à accueillir la remise en question.

La simulation du bide peut être un outil clef dans l'apprentissage du clown. Une simulation, car il ne s'agit pas de mettre les apprentis en difficulté en leur faisant croire aux qu'ils sont mauvais. On fait "comme si" en cherchant à être au plus près du ressenti, en jouant à recréer une situation de bide. En effet, fréquenter ce vide dans un espace de jeu, est une occasion de comprendre deux notions essentielles; celle de la vacuité comme espace de jeu, et celle de renversement.

La vacuité comme espace de jeu :

Le bide crée du vide, un espace libre pour l'inattendu.

On a souvent, de façon plus ou moins consciente, des idées sur ce que l'on doit fabriquer pour ne pas se confronter un vide. On est agité par des idées. L'espace neuf créé offre l'occasion d'accueillir et de jouer avec ce qui surgit de nous même ou bien de la situation.

Le Renversement :

C'est un peu comme la toupie qui se retourne lorsqu'on la croit en fin de course. Un peu aussi comme l'image photographique, qui initialement négative, devient positive en passant par le révélateur. Dans le bide, révéler au public qu'on perd son intérêt, son "estime", plutôt que de feindre que tout va bien, c'est le juste moyen pour le regagner.

Ces deux notions partent d'un présupposé, celui que le clown existe de par la relation qu'il entretient - au présent - avec son public.

 
 

 

 

 

 




Mettre un nez rouge pour faire rire