Une séance vécue par l'animateur : La relation à l'espace

 

 
 
 
 

Lancement de l'exercice :

Je demande aux participants de marcher dans tou te la salle, dans une certaine urgence. Je leur dis qu’ils doivent être dans l’urgence de combler tous les espaces vides au sol. Je désigne ces espaces vides lorsqu’ils se présentent.

 

Complexification de la consigne :

Puis, je change le rythme et je complique la consigne. Par exemple, je demande à chacun de choisir, secrètement, une personne et de toujours marcher à la même distance de celle-ci. Je leur rappelle, ce faisant, de ne pas négliger la consigne précédente et d'essayer de deviner par qui ils sont eux-mêmes suivis.

 

Mon acti on : ê tre avec eux, dans la dynamique
Je circule avec les par
ticipants dans la salle, portant au début mon attention sur les vides au sol, puis sur la qualité de leur engagement, pour apprécier s’ils sont dans l’énergie ou pas.

En me concentrant sur les mouvements et les qualités de regard, je peux essayer de deviner la personne qu’ils suivent et s’ils sont dans le jeu. Cela me permet d’être avec eux, peu importe si je ne devine pas qui ils suivent.

Ce qui est important dans cet exercice, c’est que les acteurs soient simultanément dans plusieurs consignes à la fois : marcher toujours à la même distance d' à une autre personne, veiller à ce que la personne ne s’en rende pas compte, occuper tout l’espace, deviner qui les suit et finalement écouter et recevoir mes consignes tout en continuant le mouvement.

 

Exemple d'aide :
Certains signes indicateurs me permettent de voir comment ils suivent telle ou telle consigne : si les regards sont évasifs par exemple, c’est qu’ils ne sont pas dedans... Pour les aider, je leur pose par exemple, des questions auxquelles je leur demande de répondre pour eux-mêmes : "Est-ce que tu sais combien de personnes te suivent ?", "Quelle est le couleur des chaussures de la personne que tu suis ?" e
tc... Cela leur permet de se remettre en contact avec ce qui se passe dans le présent.

 

Lorsque je donne des consignes, ils les prennent là où ils en sont.

Je suis davantage concentré sur le processus que sur le résultat : le but n’est pas de bien faire, mais c’est d’être dans l’énergie. Pas dans la performance, mais dans l’intention.

 

Si les participants ne sont pas dans l’énergie, je ne peux pas la leur donner, mais en revanche, pour les aider, je peux me mettre moi-même dans l’énergie et les inviter à y aller.Je ne leur dis pas : "oui, là tu y es." ou "Là, tu n’y es pas." Je vais dans cette énergie, sans avoir besoin de leur montrer que je j’y suis.

 

Durée et sens de l'exercice :

L’exercice dure environ 10 minutes - un quart d’heure maximum, en fonction de son objectif. Dans le cas présent, au début d’un atelier hebdomadaire, il a une fonction qui est de faire un break avec l’inertie du quotidien, faire entrer les participants dans une dynamique propre à la représentation.

L'exercice se termine donc quand je sens que cette dynamique est installée : il y a des sourires, des rires,les corps sont plus détendus, on se soucie moins du regard des autres...


Pour signifier la fin de l’exercice, je sors de la concentration liée à ce type de travail et je dis : "OK".

 
     

 


 

     
     
     

Mettre un nez rouge pour faire rire