Et je complète la consigne : on doit choisir son point d’arrivée de manière à ne jamais couper la trajectoire d’un autre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je demande à 5 personnes d’y aller. Les corps sont raides, très soucieux, préoccupés. Les cous sont tendus: ils marchent comme des zombies pour aller à leur point. Comme pour dédramatiser, je chantonne une mélodie de marche funèbre. Le public rit et je rappelle que tout ça n’est pas très sérieux et que l’on est dans un atelier clown.

 

 

Je constate à nouveau à quel point le souci de bien faire nous fai t perdre notre naturel et nos moyens. Je ne fais pas d’interprétation sur les comportements. Je parle en terme de personnage et non de personne.

 

Je fais le lien entre les rires du public (et autres réactions) qui sont des informations de ce qui se passe sur scène e t j’invite les acteurs à se poser des questions : de quoi rit-on ? Que raconte ce personnage avec ce comportement ? ... Entre deux passages je fais reformuler les règles pour que l’apprentissage de celles-ci ne soit pas fastidieux.

 

Une fois ces règles intégrées, on atteint une grande liberté et une grande conscience de ce qui se passe pendant une improvisation.

 
     

Mettre un nez rouge pour faire rire